Imaginez : un collier d’une valeur + de 17 000 000 d’euros, une arnaqueuse cupide, une reine à la réputation de croqueuse de diamants et un cardinal naïf. Vous avez là tous les ingrédients de ce qui constitue la plus grosse escroquerie du XVIIIe siècle…
Le collier de la reine résumé en quelques lignes, c’est juste après ce petit tour d’horizon des protagonistes de l’histoire.
Personnages clés de l’affaire du collier (1785) :
- La reine : Marie-Antoinette
- L’arnaqueuse : Jeanne de la Motte
- Le cardinal : Le cardinal de Rohan
Un collier de diamants hors norme
Tout commence avec un imposant collier de diamants, un genre de plastron composé de doubles rangées de pierres précieuses, né de l’imagination de Boehmer et Bassange, les joailliers de la cour, qui se sont endettés jusqu’au cou pour le confectionner. Ce collier, d’une valeur de 1 600 000 livres (soit + de 17 000 000 d’euros) a été commandé par Louis XV pour Madame du Barry. Sauf que le roi meurt avant la fin de la conception et que les joailliers se retrouvent avec un bijou sur les bras. Et qui plus est, Marie-Antoinette, à qui Louis XVI aimerait en faire cadeau, n’en veut pas. Elle le refuse même à plusieurs reprises. Agacée par l’insistance d’un Boehmer pris à la gorge financièrement et menaçant de se suicider, Marie-Antoinette a cette phrase célèbre:
« Ne m’en parlez donc jamais. Tâchez de le diviser et de le vendre, et ne vous noyez pas ! »
L’histoire du collier de la reine Marie-Antoinette aurait pu s’arrêter là.
L'incroyable machination imaginée par Jeanne de la Motte
C’était sans compter une femme, Jeanne de La Motte, une obscure descendante des Valois frustrée de ne pas obtenir les faveurs de sa lointaine « cousine » la reine.
Elle piège le cardinal de Rohan, qui cherche à rentrer dans les bonnes grâces de Marie-Antoinette (qui, elle, le déteste, et c’est peu dire). Après avoir organisé une fausse réconciliation entre le cardinal et un sosie de la reine un soir dans un bosquet, l’intrigante passe à la vitesse supérieure, mue par l’appât du gain. Elle fait croire au cardinal que Marie-Antoinette le charge d’acheter le fameux collier en son nom, le roi Louis XVI s’opposant à cet achat. Rohan s’acquitte de sa mission avec brio et confie le bijou à Jeanne de La Motte, censée, à son tour, le remettre à la reine.
Mais il n’en est rien, les diamants sont dessertis et revendus illico.
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Le collier de la reine résumé : de l'anecdote à l'affaire d'État
Fin de l’histoire ? Non bien sûr, car 2 hommes restent sur leur faim : les joailliers. N’ayant pas été payés, ils réclament leur dû, révélant l’escroquerie dont ils ont été victimes. Le roi fait arrêter Rohan au milieu de la galerie des Glaces le 15 août 1785, alors qu’il s’apprête à célébrer la messe de l’Assomption. Le scandale éclate au grand jour.
Le procès a lieu l’année suivante. L’opinion publique soutient le cardinal, qui est acquitté. Par effet de bord, la reine est éclaboussée et son image définitivement ternie. L’affaire du collier marque la rupture définitive entre les Français et leur reine.
Mais si vous avez lu attentivement ce court résumé du collier de la reine, vous avez compris que Marie-Antoinette est finalement la victime dans cette histoire et que la présenter comme l’affaire du collier de la reine est un abus de langage !
>>> Envie de vous plonger dans l’histoire de la reine de France maintenant ? Continuez votre lecture avec ce résumé de la vie de Marie-Antoinette.
À bientôt pour un nouvel article.
Stéphanie



2 réponses
je ne comprend pas pourquois les joialliers ont fais un collier « si chère que seul une reine peut se l’offrir » car si plusieurs personnes peuvent l’acheter ce n’ est pas grave si le 1er client ne veut pas.
mais si une seule personne peut (a part si c’est commandé a l’avance) c’est investir dans un collier qui aura 1 chance /2 d’être acheté
Mais sinon je trouve ça intéressant 😁
Bonjour,
Le collier avait été commandé aux joailliers par Louis XV pour Madame du Barry. Mais il est mort avant la fin de la réalisation du collier et les joailliers se sont retrouvés avec le bijou sur les bras, pour lequel ils se sont endettés jusqu’au cou.