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Marie-Antoinette biographie courte

Marie-Antoinette Biographie Courte : Sa vie en 5 min de lecture (chrono !)

Résumer la vie de Marie-Antoinette en une biographie courte relève du défi tant sa brève histoire est riche. Mais soit, j’aime les challenges ! (Re)Découvrons ensemble qui est Marie-Antoinette et revivons l’épopée tragique de la jeune archiduchesse d’Autriche parachutée à Versailles à 14 ans comme dauphine de France, et devenue reine à 19 ans. Revivons ses heures de gloire entre Versailles, le Petit Trianon et Paris, et les heures sombres de son règne jusqu’à sa mort en 1793, pendant la Révolution française.

La courte biographie de Marie-Antoinette débute comme un conte de fées

Marie-Antoinette arrive à la cour de Versailles à la faveur d’une alliance conclue des années plus tôt entre l’Autriche et la France. Ainsi l’ont décidé le roi Louis XV et la mère de la jeune archiduchesse, Marie-Thérèse, impératrice du Saint Empire romain germanique. En mai 1770, après presque 3 semaines d’un long voyage qui la conduit de Vienne à Versailles, la princesse de 14 ans rencontre son futur époux, un grand gaillard timide et gauche. Le fastueux mariage de Marie-Antoinette et du dauphin Louis-Auguste est célébré dans la foulée, le 16 mai 1770.

La jeune fille, qui a été élevée dans une relative liberté en Autriche, doit désormais composer avec la rigueur de l’étiquette en place à la cour de France. Oiseau libre, elle supporte mal de vivre dans cette cage dorée où le moindre de ses gestes est scruté et soigneusement orchestré. Elle fait preuve d’insouciance (peut-on seulement le lui reprocher à son âge ?), mais se montre aussi effrontée et incroyablement têtue. Madame Du Barry, la favorite royale, fait les frais de son obstination : la dauphine refuse de lui adresser la parole pendant un an et demi !

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Marie-Antoinette reine de France : tout est permis

Louis XVI et Marie-Antoinette montent sur le trône à la mort de Louis XV, le 10 mai 1774. Si le jeune monarque semble accablé par le poids de sa charge, la jeune femme, elle, se réjouit de son statut. Une nouvelle ère commence. Pour l’écarter de la politique, son mari lui offre le Petit Trianon de Versailles, qu’elle convoitait. Elle nomme ses amies à des charges dans sa maison. D’abord la princesse de Lamballe, puis la comtesse de Polignac. Bals, théâtre, sorties à Paris, jeu… Marie-Antoinette profite des plaisirs de la vie, et de sa jeunesse. Donner un héritier au trône n’est clairement pas sa priorité. Alors elle fuit le lit conjugal. C’est un oiseau de nuit ; Louis XVI, un lève-tôt. Le mariage n’est toujours pas consommé, ce qui fait grincer beaucoup de dents, à Versailles comme à Vienne. Il faudra attendre le 19 décembre 1778 pour que naisse le premier des quatre enfants du couple.

La reine ne recule devant aucune dépense pour ses plaisirs : bijoux, toilettes, coiffures, décoration. Ce sont les années fastes. Elle est au summum de sa beauté. Enfin, belle, elle ne l’était pas tout à fait. Physiquement, Marie-Antoinette a le front un peu haut et bombé, le nez aquilin et la lèvre inférieure légèrement pendante, marque de fabrique des Habsbourg. Mais elle a du charme et une grâce folle qui fascine ses contemporains. Son teint de nacre est tel que les peintres ont le plus grand mal à le reproduire. Sa façon de se mouvoir lui donne l’air de flotter. Elle resplendit ! Très vite, elle rencontre celui avec qui elle vivra une longue love story, le comte suédois Axel de Fersen.

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L'éclat du teint de Marie-antoinette sur le tableau d'Élisabeth Vigée Le Brun
Ce détail du célèbre tableau d’Élisabeth Vigée Le Brun, visible au Petit Trianon, donne une idée de l’éclat du teint de Marie-Antoinette.

 

Le retour de bâton : le désamour des Français pour leur reine

Dès son arrivée à Versailles, Marie-Antoinette est l’objet de critiques qui viennent de la famille même de son mari. Les tantes de Louis XVI, par exemple, sont franchement hostiles au parti autrichien qu’elle représente, et ne s’en cachent pas. Ce sont elles qui, les premières, lui attribuent le qualificatif « d’Autrichienne ». Il faut savoir que la dauphine est téléguidée par sa mère Marie-Thérèse de Habsbourg – avec qui elle correspond abondamment jusqu’à la mort de celle-ci en 1780 –, par le comte de Mercy Argenteau – ambassadeur d’Autriche en France – et par l’abbé de Vermond – son précepteur qui l’a suivie à Versailles. Ils font tout pour qu’elle agisse dans les intérêts de sa patrie d’origine. Mais attention, la jeune femme est, comme nous l’avons vu, obstinée et dotée d’un fort caractère : elle fait ce qui lui plaît.

Dès 1774, des pamphlets commencent à circuler, mettant en cause son mode de vie léger, ses mœurs douteuses et sa fidélité envers Louis XVI. L’animosité contre elle monte crescendo. Le peuple est accablé par la misère et la faim. Son mode de vie dispendieux passe mal. Très vite, on la surnomme « Madame Déficit ». Pourtant, s’il est vrai que les dépenses de la maison de la reine sont excessives, ce n’est rien à côté du coût des guerres, celle d’Amérique notamment, qui grève sérieusement le budget de l’État. L’affaire du collier qui éclate au grand jour en 1785 ternit davantage une image déjà bien écornée. Marie-Antoinette est innocente, mais pas aux yeux de l’opinion publique pleine d’idées reçues sur Marie-Antoinette. Les Français n’aiment plus leur reine et le lui font savoir. Désormais, quand elle se rend à Paris, elle n’est plus acclamée.

« Mais que leur ai-je donc fait ? », Marie-Antoinette en mai 1785, après l’accueil glacial des Parisiens pour la cérémonie des relevailles qui suit la naissance de Louis Charles.

La mort de Marie-Antoinette : fin de sa courte biographie

La Révolution, qui grondait silencieusement, prend de court la royauté en juin 1789. Au même moment, les souverains doivent faire face à la perte de leur enfant, le dauphin Louis Joseph. Les événements fondateurs de l’histoire de France se succèdent à un rythme qui ne laisse pas de répit aux monarques. Rester ou partir ? La question se pose, mais Louis XVI choisit de rester. Le 6 octobre 1789, la famille royale est conduite de force aux Tuileries, où elle restera presque 3 années, entrecoupées d’une tentative de fuite à Montmédy organisée par Fersen. C’est un échec, le roi est reconnu à Varennes. Après la prise des Tuileries le 10 août 1792, les souverains et leurs enfants sont enfermés dans la tour du Temple. Dehors, la haine contre Marie-Antoinette (et le roi) atteint son paroxysme. Elle est la « garce », la « guenon », la « putain couronnée », la « louve autrichienne »…

Le procès de Louis XVI aboutit à sa condamnation à mort. Le 21 janvier 1793, il est décapité. Le calvaire se poursuit pour Marie-Antoinette et les siens. On lui enlève son fils Louis Charles le 3 juillet. Dans la nuit du 2 août, elle est conduite à la Conciergerie, dans l’attente de son procès. Elle y restera 76 jours. À l’issue de deux journées d’audience épuisantes, elle est condamnée à mort pour intelligence avec les puissances étrangères. Il est 4 h du matin le 16 octobre 1793. À 12 h15, elle est guillotinée. Elle n’a pas 38 ans.

📜 Vous avez aimé cette courte biographie de Marie Antoinette ? Sa vie démarre comme un conte de fées, mais les événements prennent une tournure dramatique. Un conte de fées à l’envers ? C’est ce que je vous raconte dans l’article Marie-Antoinette : une héroïne de conte ?

Stéphanie

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Passion Marie-Antoinette : la vraie Vie de la Reine

Les idées reçues sur Marie-Antoinette sont nombreuses. Apprenez à mieux la connaître avec des articles sur son histoire, ses lieux de mémoire et un tas d’anecdotes !
 
Bonne lecture !

Qui suis-je ?

Je suis Stéphanie Soulier. J’ai craqué pour Marie-Antoinette après avoir vu un docufiction sur Arte. Depuis… j’ai décidé de lui consacrer un blog. En savoir plus sur ma démarche.

Stéphanie Soulier du site Passion Marie-Antoinette

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